Centrafrique : déclarations à huis-clos des groupes armés aux pourparlers avec le gouvernement à Khartoum

Les leaders des groupes armés à Khartoum. Photo : Fridolin Ngoulou

Khartoum, Soudan (ADV) – La deuxième journée des pourparlers entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés conduits par l’Union africaine, a été marquée par les déclarations à huis-clos de ces groupes.

Le point fort de la journée du 25 janvier est la déclaration à huis-clos des 14 groupes armés en présence des membres du gouvernement. Ces points ont été relevés en guise des préoccupations personnelles de chaque groupe armé.

Les questions sociales notamment les problèmes d’éducation, de la santé, des infrastructures routières, des protections des communautés, des commerçants, des éleveurs sont ressorties dans les déclarations de ces groupes armés, qui attendent une amélioration des conditions de vie dans toutes les régions de la Centrafrique.

Le partage du pouvoir à travers un gouvernement d’union nationale a été aussi exprimé sans oublier les questions sécuritaires, notamment l’arrêt des hostilités et la réinsertion des anciens rebelles dans les corps en uniforme ont été également mentionnés par ces groupes armés.

Selon Firmin Ngrebada, ministre d’Etat et directeur du cabinet du président centrafricain, chef de la délégation gouvernementale, la réponse du gouvernement aux préoccupations sera connue samedi après la rencontre du panel de l’Union africaine avec chaque groupe armé représenté.

Même si un agenda détaillé du processus n’est pas encore connu, la méthodologie consisterait à évacuer les points sur lesquels il est facile de trouver des compromis. Pour le moment, aucune autre revendication sur les points sensibles tels que l’amnistie n’a été exprimée.

Des observateurs à ce dialogue entre autres des parlementaires, des leaders politiques et de la société civile, des leaders de la jeunesse et des associations des victimes, des représentants de la plateforme des confessions religieuses et le Conseil national de la médiation pourront participer à certaines discussions et contribuer à l’enrichissement du débat et de l’accord à signer à la fin de ce processus. Ils seront aussi mis en contribution pour l’élaboration du plan de suivi de ce dialogue.

Les chefs rebelles tels que Ali Darass de l’UPC, Sidiki Abbas de 3R, Mahamat Alkatim du MPC, Zakaria Damane de l’UFDR de Michel Djotodia, Armel Sayo du RJ, Guetel du RJ aille Belanga, Igor Lamaka et Dieudonné Ndomété des Anti-Balaka aille Ngaissona, Maxime Mokom de l’autre faction Anti-Balaka, Gilbert Toumou Deya du MLCJ, Gotron Djono Ahaba du RPRC et Abacar Sabone participent à ces pourparlers. Noureddine Adam du FPRC et Abdoulaye Miskine du FDPC seraient déjà arrivés dans la ville de Khartoum.

Ouvert le 24 janvier, ce dialogue se poursuivra durant plus d’une semaine dans la capitale soudanaise.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr