Le Maroc assure l’approvisionnement des médicaments sur le marché national

Le ministère de la Santé annonce qu’il n’y pas de ruptures de stock des médicaments. Photo : DR

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Casablanca, Maroc (ADV) – Le ministre de la Santé Anass Doukali, a annoncé jeudi 07 mars, que le ministère assure le suivi de l’approvisionnement du marché national en médicaments et fournitures médicales afin de faciliter leur accessibilité pour les citoyens dans les différentes régions du Royaume, rapportent des médias locaux.

Il a ajouté que l’approvisionnement est assuré périodiquement, à l’exception de certains médicaments pour le traitement du cancer, qui sont en rupture de stock au niveau international.

De leur part, des pharmaciens appellent à trouver des solutions et mesures urgentes, pour sauver le secteur pharmaceutique, ainsi encourager la fabrication et production locales et mettre fin avec les médicaments périmés en provenance de l’Inde, de Chine et d’Egypte qui commencent à inquiéter même le gouvernement.

Les mois derniers, les Marocains ont tiré la sonnette d’alarme. Des informations publiées sur les réseaux sociaux, annonçant la rupture de stock de médicaments et des pharmaciens ont appelé à une régulation du stock de sécurité et au droit à la substitution.

Le secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats des pharmacies du Maroc (FNSPM), Mounir Tadlaoui, a déclaré que cela fait 3 mois qu’un médicament anti-coagulant n’est pas disponible, et il n’y pas d’impression que la situation est en train de se rétablir.

Ce phénomène est une réaction aux décrets imposant une baisse des prix de nombreux médicaments, qui ont asphyxié les industriels. Les laboratoires décident de ne plus produire quand les marges affectent leur modèle économique, a-t-il ajouté.

Si le chiffre annuel du secteur des médicaments tourne actuellement autour de 15 MMDH avec 1 milliard d’euros de consommation, les pharmaciens s’inquiètent de la régression de leur secteur durement impacté par le marché parallèle.

La rupture de stock est un phénomène cyclique. Quand les produits réapparaissent sur le marché, les pharmaciens qui commandent en premier sont approvisionnés, et si les commandes sont importantes, le stock ne suffit pas à desservir tous les points de vente. Conséquence, la rupture se poursuit.

Les produits pharmaceutiques marocains constituent un axe important du plan d’action 2012-2016 du département de la Santé.

Deux principales raisons expliquent l’intérêt accordé à l’approvisionnement en médicaments. Il s’agit notamment de l’élargissement de la couverture de base avec le Régime d’assistance médicale (RAMED), qui a entraîné une hausse de la demande et une augmentation des budgets alloués à ce système.

En 2013, pas moins de 2,2 milliards de DH ont été consacrés à l’achat de médicaments, de dispositifs médicaux et de réactifs des laboratoires.

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