RDC/Campagne électorale : Affrontement entre militants de l’UDPS et ceux du camp au pouvoir au Kasaï

Ramazani Shadary dans la cathédral Nord-Dame du Congo à Kinshasa, le 24 novembre 2018. Photo : AFP

RDC, Kasaï-Oriental (ADV) – Dans une dépêche datée du 2 décembre 2018 et parvenue à l’agence de presse Africa Daily Voice, “ADV”, le Front Commun pour le Congo, (FCC), branche de la province du Kasaï-Oriental, accuse les combattants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, (UDPS), d’avoir violement agressé ses sympathisants, lors d’une marche organisée en vue de lancer officiellement la campagne électorale de Ramazani Shadary dans cette partie du pays.

Selon le chargé de communication du FCC de cette province qui a signé le document, les accrochages ont commencé lorsque le cortège passait sur l’avenue Kalonji à son croisement avec l’avenue Odia David.

Selon lui, un groupe de jeunes qui se trouvaient à la permanence de l’UDPS ont lancé des projectiles à bout portant, avant de s’attaquer violement à la dernière rangée des marcheurs, constituée pour la plupart des femmes.

“Le bilan fait état de 35 blessés graves et des fractures dans le camp des participants à la marche. Comme si cela ne suffisait pas, ces jeunes ont procédé dans la foulée, au pillage simultané de la résidence de Madame Félicité Ngalula, présidente fédérale du parti politique ACDD, membre du FCC et le siège dudit parti sis avenue Inga non loin du rond-point de l’étoile. Des vitres cassées, des biens de valeur et des sommes d’argent ont été emportés”, a déclaré Vincent Ngoyi Ngoyi.

Le FCC Kasaï-Oriental poursuit Ngoyi, prend l’opinion tant nationale qu’internationale à témoins et saisit les instances compétentes pour que justice soit faite.

“La province du Kasaï-Oriental ne veut pas revivre les tristes événements du 28 novembre 2011”, a-t-il précisé.

A l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, “UDPS”, l’on balaye d’un revers de main ces accusations.

Selon son porte-parole contacté ce mardi 4 décembre 2018 par l’agence de presse Africa Daily Voice, l’accrochage entre leurs militants et ceux du camp au pouvoir a commencé quand le gouverneur de cette province a essayé d’enlever une affiche de Félix Tshisekedi.

“Les incidents ont commencé lorsque Ngoyi Kasanji a voulu enlever l’affiche du président Tshisekedi pour remplacer avec celle de Shadary. Ce n’était même pas les combattants mais plutôt le peuple kasaïen qui s’est opposé à cela”, a déclaré Paul Tshilumbu.

Le porte-parole de l’UDPS affirme en outre que c’est depuis dimanche 2 décembre dernier, que le siège de leur parti est assiégé par les éléments de la Police.

“C’est maintenant depuis hier, qu’il est allé envahir la permanence de l’UDPS à Mbuji-Mayi. Il a bouclé tous les périmètres pour que les gens ne sortent pas et n’entrent pas”, a-t-il conclu.

Au sujet des 35 blessés signalés dans les rangs de sympathisants du FCC du Kasaï-Oriental selon son chargé de communication, l’UDPS souligne que ses militants étaient en position de légitime défense. Aucun d’entre eux ne possédait une arme blanche martèle ce parti cher à Félix Tshisekedi.

© Bur-csa – A.H – N.A / De notre correspondant régional Jephté Kitsita – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr