Cameroun : la BAD veut accroître ses financements au secteur privé

Des hauts responsables et experts de la BAD réunis le week-end dernier à Douala. Photo : AFDB

Douala, Cameroun (ADV) – La Banque africaine de développement (BAD) se dit disposée à accroitre son soutien au secteur privé camerounais, en revoyant à la hausse ses financements estimés à 15 milliards de FCFA, c’est ce qui ressort d’une rencontre qui s’est tenue le week-end dernier à Douala, sur la promotion et le financement du secteur privé dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de la BAD.

«La présente rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de la Banque, en vue de promouvoir et de développer le secteur privé compétitif et dynamique tant au plan national que régional», a déclaré le directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale, Dr. Ousmane Doré.

Les journées d’échanges qui se sont déroulées dans la capitale économique du Cameroun ont permis de savoir que sur les 177 milliards de FCFA d’engagement de la BAD au Cameroun, seuls 11% sont destinés au secteur privé. Une enveloppe jugée infime par l’institution financière.

« Nous pensons que cette situation constitue un paradoxe. En effet, la banque dispose d’instruments de financement dédiés au secteur privé. Malheureusement, ces instruments ont été relativement peu déployés au Cameroun », a indiqué Solomane Kone, le responsable pays de la BAD au Cameroun.

Au cours de ces assisses, les milieux d’affaires ont été sensibilisés sur les divers instruments de financement du secteur privé et public de la BAD, dont les produits prêts, les garanties, les produits de gestion des risques, les fonds spéciaux et d’assistance technique.

« Cette stratégie vise à promouvoir un secteur privé compétitif et dynamique tant au plan national que régional », a, par ailleurs, souligné le directeur général région Afrique centrale de la BAD, Ousmane Dore.

D’après M. Dore, les opérations approuvées pour le secteur privé, au cours de l’année 2018, ont atteint près de 23% dont seulement 3% pour l’Afrique centrale contre plus de 39% pour les autres pays du continent.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondante régionale Vanessa Ngadi Kwa – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr