L’UA : appel à une conférence internationale sur la Libye et inquiétude quant à la progression du terrorisme dans le Sahel

Les chefs d’Etat égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, et rwandais, Paul Kagame, entourent le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, lors du 32e sommet de l’organisation panafricaine à Addis-Abeba (Ethiopie), le 10 février 2019. Photo : REUTERS

Alger, Algérie (ADV) – Le 32 ème sommet de l’Union Africaine UA a pris fin lundi 11 février, dans la capitale éthiopienne Addis Ababa. Consacré aux thématiques des réfugiés, des déplacés forcés, déplacés internes et des rapatriés, ce sommet a traduit une volonté de prise en main -et pour la première fois- du dossier libyen par cette organisation continentale.

En effet, L’assemblée de l’UA a demandé au président de la Commission de l’UA, Moussa Faki, de convoquer une conférence internationale pour la réconciliation en Libye. Une conférence qui devrait se dérouler au siège de l’Union Africaine, et sous les auspices de l’organisation des Nations Unies. L’organisation panafricaine appelle également à l’organisation des élections présidentielles et législatives en octobre de cette même année.

Il conviendrait de préciser que lors de la cérémonie inaugurale de ce sommet, le secrétaire générale de la Ligue Arabe Ahmed Abou al Gheit a appelé à son tour et, au nom de la ligue arabe, à une conférence internationale pour la pacification de la Libye.

Violence sans précédent dans le Sahel

Outre le dossier libyen, l’UA a exprimé son inquiétude quant à la progression des activités terroristes dans la région du Sahel. Le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Smail Chergui a alerté de la propagation rapide des activités terroristes, notamment dans la partie sud du sahel ( Burkina Faso et Nigeria), qui sont mêlées dans la plupart des cas à des actes de violences intercommunautaires ou des attaques sur des berges, des agriculteurs, des institutions des Etats, etc.

Le Burkina Faso est confronté «presque quotidiennement à des attaques criminelles et terroristes». «Les mouvements terroristes se multiplient, s’acharnent sur les populations civiles et les institutions de ces pays», a-t- il indiqué.

La combinaison des attaques avec des conflits interethniques ainsi que des conflits entre communautés pastorales et agricoles «entraîne un niveau sans précédent de violence». «Le Sahel connaît une situation sans précédent en matière de défi sécuritaire», a-t- il expliqué à l’AFP.

© Bur-csa – A.H – N.A / De notre correspondante régionale Selma Kasmi – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr