Sénégal : Khalifa Sall soutient le candidat Idrissa Seck

A Dakar, le 28 décembre 2018, des manifestants brandissent des portraits de Khalifa Sall, l'ex-maire de la capitale, lors d'une marche pour demander plus de transparence lors des prochaines élections. Photo : SEYLLOU / AFP

Dakar, Sénégal (ADV) – Débouté par la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall a choisi de rallier le candidat de Rewmi Idrissa Seck.

En effet, la cour de justice a rejeté, ce vendredi 08 févier, la demande formulée par l’ancien maire en vue de son inscription sur la liste des candidats à l’élection présidentielle du 24 février et l’arrêt du processus électoral.

Détenu pour faux et usage de faux en écriture publique et privée sur des derniers publics, l’ancien maire de la capitale demandait à la Cour d’ordonner son inscription sur la liste des candidats au scrutin présidentiel et d’affirmer que sa candidature, au moment où le Conseil constitutionnel statuait sur la publication des listes provisoires, était valable.

Après avoir rappelé sa compétence à statuer sur les violations dont se plaint Khalifa Ababacar Sall, la Cour a rejeté la demande de mesures provisoires au motif qu’ »elles pouvaient préjudicier sur la solution au fond », ce qui signifie que Khalifa Sall a perdu tout espoir de prendre part au scrutin présidentiel.

Par ailleurs, la Cour a fixé au 20 février l’audience de plaidoirie pour juger le fond.

Récemment, le porte-parole de Khalifa Sall avait affirmé que si le recours déposé à la CEDEAO est rejeté, Khalifa va participer aux élections en soutenant un candidat de l’opposition.

Cet accord était en cours de négociation depuis quelques jours. Tout part de la visite d’Idrissa Seck venu voir Khalifa Sall en prison. A la sortie, le 28 janvier, le candidat promet s’il est élu de venir « prendre » l’ancien maire de Dakar, de le libérer. « Khalifa Sall est un ami et un frère et une figure extrêmement importante du jeu politique sénégalais.

La question transcende les idéologies, il y a un très fort désir de changement de la part des populations. Ce partenariat renforce la vague déjà montante pour une alternance le 24 février 2019 au Sénégal », déclarait Idrissa Seck

A rappeler que le Conseil constitutionnel a invalidé définitivement, le 20 janvier dernier les candidatures de Khalifa Sall et de Karim Wade poursuivis et condamnés respectivement pour les délits d’escroquerie, faux et usage de faux en écriture publique et privée sur des derniers publics, pour le premier, et pour enrichissement illicite, pour le second.

© Bur-csa – N.A / De notre correspondante régionale Ndeye Magatte Kebe – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr