Le vice-Premier ministre italien s’attaque à la politique française en Afrique

Le vice-Premier ministre italien, Luigi Di Maio. Photo: Reuters

ar en

NEWSROOM (ADV) – Le vice-Premier ministre italien, Luigi Di Maio, avait condamné les politiques de la France en Afrique qui, selon lui, avaient créée la pauvreté et provoquée la migration.

M. Di Maio s’est attaqué à la politique française de l’Afrique en parlant durant le week-end en Italie centrale. C’est le dernier chapitre d’une guerre des mots entre Rome et Paris.

«Si nous avons des gens qui quittent l’Afrique maintenant, c’est parce que certains pays européens, et en particulier la France, n’ont jamais cessé de coloniser l’Afrique», a déclaré M. Di Maio.

«Si la France n’avait pas ses colonies africaines, parce que c’est ainsi qu’elles devraient s’appeler, ce serait la 15ème économie mondiale. Au lieu de cela, il est parmi les premiers, précisément à cause de ce qu’il fait en Afrique”.

M. Di Maio a également critiqué la France pour avoir manipulé les économies de 14 pays africains utilisant le franc CFA. « Le franc CFA est une monnaie de l’ère coloniale soutenue par le Trésor français », a-t-il ajouté.

«La France fait partie de ces pays qui, en imprimant de l’argent pour 14 États africains, entravent leur développement économique et contribuent au fait que les réfugiés partent puis meurent dans la mer ou arrivent sur nos côtes», a déclaré Maio.

«J’ai cessé d’être un hypocrite et ne parlons que des effets de l’immigration et il est temps de parler des causes », a-t-il poursuit.

« L’UE devrait sanctionner tous les pays, comme la France, qui appauvrissent les pays africains et poussent ces personnes à partir », a fait savoir M. Di Maio.

La France a toutefois rétorqué que “ce n’est pas la première fois que les autorités italiennes font des commentaires inacceptables et agressifs”.

La France soutient le franc CFA qui a apporté une stabilité monétaire bienvenue aux pays qui l’utilisent, mais le président français Emmanuel Macron a déclaré en 2017 qu’il incombait aux gouvernements africains de décider quoi faire avec la monnaie.

Selon les médias, le nouveau gouvernement italien s’est fréquemment heurté à Paris, que ce soit en matière d’immigration ou de politique libyenne, désireux de faire la différence entre son gouvernement et l’ancien gouvernement de centre-gauche qui entretenait de bonnes relations avec les autorités françaises.

© Bur-csa – A.H / N.W – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr