Guinée / Syndicat : les enseignants voient peut-être enfin le bout du tunnel

Des jeunes manifestants installent des barricades sur la route lors d'affrontements avec la police guinéenne, à Conakry, le 21 novembre. Photo : AFP

NEWSROOM (ADV) – Au terme de plusieurs jours de négociations tendues, le gouvernement et le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) ont signé tard jeudi un protocole d’accord de sortie de crise.

Celui-ci permet de facto la levée de la grève déclenchée par le SLECG depuis l’ouverture des classes en octobre 2018 et dont le mot d’ordre était suivi par certains enseignants.

Concernant l’augmentation salariale de tous les enseignants à 8 millions de francs guinéens (870 dollars) réclamée par le SLECG, il a été prévu de mettre en place une commission mixte gouvernement-syndicat chargée d’assainir le fichier du personnel afin de dénicher tous les enseignants fictifs.

Cette opération de recensement permettra de générer des fonds importants qui seront reversés sur les salaires des enseignants en situation de classe. Par ailleurs, les enseignants qui ont été mutés dans certaines zones pour fait de grève seront immédiatement réhabilités, toujours selon l’accord de sortie de crise.

Dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des enseignants, le texte stipule que le gouvernement construira des logements sociaux et que le personnel enseignant soit prioritaire pour l’obtention de logements sociaux.

Enfin, eu égard aux perturbations enregistrées durant la grève, les parties prenantes ont recommandé l’organisation de cours de rattrapage dans toutes les écoles publiques pour une mise à niveaux des élèves.

Après une entente sur l’ensemble des points de revendication des grévistes, le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah a décidé de lever son mot d’ordre de grève, invitant les enseignants à reprendre le chemin de l’école dans les jours à venir.

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