Centrafrique : un film centrafricain retenu pour le FESPACO 2019

Les acteurs principaux du film Yembi. Photo : RJDH

Bangui, Centrafrique (ADV) – Le film centrafricain « Yembi » notamment « Aime-moi » réalisé par Eric Sabe, est retenu pour le Festival panafricain du cinéma et de la télévision d’Ouagadougou (FESPACO) au Burkina-Faso en février 2019.

« Yembi » est un long-métrage centrafricain qui a été officiellement présenté le week-end dernier à Bangui, réalisé avec un coût financier de 12 millions de FCFA, une contribution des artistes et des réalisateurs.

« Ce film se veut être un reflet d’une autre Centrafrique que les gens ne voient pas en opposition aux autres réalités négatives présentées en raison des violences qui perdurent dans le pays », confie Eric Sabe, réalisateur de ce film.

Selon le résumé de ce film, « Yembi est l’histoire d’un couple heureux qui a enduré des difficultés pendant près de 10 ans. Le couple qui nageait dans le bonheur va vite connaître des mésaventures après que Kossi, incarné par Hippolyte Donossio, le mari de Yembi, joué par Ousna Bee, va connaître une fulgurante ascension sociale qui va bouleverser l’équilibre de la famille par des scènes hystériques de jalousie de sa femme qui voyait son amour s’éloigner d’elle. Désespéré au milieu de cette incompréhension, ce dernier va tomber dans les bras de sa secrétaire Ibingui, incarné par Ida Mabaya. Les deux tourtereaux vont se lancer dans une relation amoureuse à la « Romeo et Juliette », a décrit le réalisateur.

Le réalisateur Eric Sabe a ajouté que « cette relation amoureuse a plongé Yembi, l’épouse de Kossi, dans une souffrance émotionnelle. Souffrant aussi du cancer, elle l’a caché à son mari jusqu’au jour où celui-ci a décidé de retourner auprès d’elle, avec une seule ambition : sauver son mariage. Hélas, sa femme décéda suite à sa maladie sans qu’il ait eu le temps de s’occuper d’elle ».

Ce film très apprécié par les participants au lancement officiel, donne une autre image de penser l’avenir malgré le non-appui des organisations privées et étatiques. « Réaliser un film de ce genre dans un pays dépourvu d’une industrie culturelle est le fait d’un miracle à encourager », a confié Bertrand après avoir visualisé ce film.

Le film « Yembi », selon les commentaires est aussi le reflet d’une jeunesse qui pense autrement et qui investit pour le développement du cinéma en Centrafrique, un pays de 65% des jeunes qui malheureusement se livrent dans des violences à travers les groupes armés.

© Bur-csa – A.H – L.S.B / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr