Migration : 85% des réfugiés internationaux sont accueillis par des pays en développement (FAO)

Des migrants ont quitté leur pays natal. Photo : FAO

Alger, Algérie (ADV) – Le plus grand nombre des réfugiés internationaux, soit (85%), sont accueillis par des pays en développement, a révélé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans son rapport annuel 2018, intitulé « 2018, la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture: migration, agriculture et développement rural ».

La plus grande partie de ces réfugiés est composée de la migration rurale « qui constitue une composante importante de tous les mouvements nationaux (au sein du pays) et internationaux (entre les pays)”, précise le même rapport.

Cette migration composée essentiellement de ruraux, pourrait avoir des conséquences importantes sur le pays d’origine en termes de développement rural, de sécurité alimentaire et de nutrition.

Plus de 95 MILLIONS EN 15 ANS

Le rapport de la FAO a en outre, révélé que le nombre de migrants internationaux est passé de 153 millions à 248 millions entre 1990 et 2015. Il a également été établi qu’au niveau mondial, la migration internationale qui représente un phénomène significativement plus faible que la migration interne, n’a augmenté que de 2,9 % à 3,3% en proportion de la population mondiale et qu’une partie importante de cette migration internationale a lieu entre les régions et les pays Sud-Sud.

Avec 1.3 milliard de migrants internes enregistrés dans les pays en voie de développement, ces migrations internes sont bien plus importantes que celles des migrations internationales, selon le même rapport.

Ces migrations internes s’effectuent dans des pays qui se trouvent dans un processus de transformation structurelle et d’urbanisation et dans lesquels les régions agricoles et rurales sont importantes en termes de proportion de la population, mais aussi pour des raisons sécuritaires.

« En 2016, il y avait dans le monde 66 millions de personnes déplacées de force du fait des persécutions, des conflits, de la violence généralisée et des violations des droits de l’homme, dont 40 millions étaient des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, les autres étaient des réfugiés ou des demandeurs d’asile », note la FAO.

Parmi les principales transformations engendrées par ces déplacements des populations, le rapport de la FAO, relève l’aspect financier, les transferts d’ordre social (non monétaires) tels que des idées, des compétences, des transferts de technologie et de nouveaux modèles sociaux ramenés ou transmis par les migrants de retour au pays.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondante régionale Selma Kasmi – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr