Le Maroc abrite la Conférence intergouvernementale sur la migration

La Conférence intergouvernementale sur la migration à Marrakech. Photo : Reuters

Casablanca, Maroc (ADV) – La ville ocre Marrakech est, encore une fois, le cœur d’un événement planétaire, elle abrite les 10 et 11 décembre, la Conférence intergouvernementale sur la migration qui va chambouler toute la conception du phénomène de la migration en en faisant une vraie opportunité, rapportent des médias locaux.

Il s’agit de l’adoption d’un Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, un document de 41 pages qui fera office de référence internationale en matière de gestion et de facilitation des flux migratoires à travers le monde.

Ce Pacte sera le premier accord, négocié entre gouvernements et élaboré sous les auspices des Nations unies, à couvrir toutes les dimensions de la migration internationale à travers une approche globale et exhaustive, en instaurant les bases d’une nouvelle ère pour la question migratoire.

Le Pacte prévoit que les États signataires gèrent leurs frontières selon le principe de la souveraineté nationale et dans le respect des obligations prévues par le droit international. Ces États s’engagent à prévenir la migration irrégulière à travers une coopération renforcée pour lutter contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains et pour démanteler les réseaux de passeurs.

Cette rencontre, qui a préparé le terrain pour la Conférence de Marrakech sur la migration, a été un appel à l’engagement pour s’approprier du Pacte sur les migrations et l’inscrire dans la durée. Elle a également permis d’inciter les dirigeants du monde à doubler les bénéfices de la migration ordonnée, réduire l’impact négatif des politiques peu judicieuses et à favoriser la coopération migratoire inter et intra-étatique.

Cet engagement mondial, décliné en 23 objectifs pour une meilleure gestion de la migration aux niveaux local, national, régional et mondial, permettra de réduire les risques et vulnérabilités auxquels les migrants sont confrontés à différents stades de la migration et de répondre aux préoccupations légitimes des États et des communautés, ainsi que de créer des conditions propices permettant à tous les migrants d’enrichir nos sociétés par leurs capacités humaines, économiques et sociales et de faciliter ainsi leurs contributions au développement durable.

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