La Mauritanie organise le Festival des villes anciennes à Oualata

Le Festival d'Oualata. Photo: Essahara

NEWSROOM (ADV) – Depuis 2011, la Mauritanie organise un Festival dédié aux anciennes cités : Oualata, Chinguetti, Ouadane et Tichitt. Cet événement attire plusieurs milliers de personnes chaque année surtout les amoureux des vieilles villes du Sahara, de la couleur de ses ocres et de la rivière de ses sables, rapportent des médias locaux.

Une foule joyeuse déambule le long des murs ocres richement décorés d’Oualata, l’ancienne cité caravanière du Sud-Est de la Mauritanie, célèbre son glorieux Festival.

Le Festival des villes anciennes bat son plein depuis une semaine à Oualata : des concours de poésie, courses de chameaux, expos photos et conférences culturelles… Cette manifestation est inscrite depuis plus de vingt ans au patrimoine mondial de l’Unesco.

“Ces cités sont notre histoire, notre identité commune, mais elles vivaient dans l’isolement, l’enclavement. Le Festival a permis de les sortir de l’oubli et de générer une économie locale”, a fait savoir le directeur du Festival, Mohamed Adnan Beyrouk.

Au bord d’un plan d’eau, non loin de grandes tentes blanches où s’affiche l’artisanat local, de jeunes nomades délestent leurs chameaux de gros sacs de sel le temps d’une pause, avant de reprendre la route vers les souks maliens.

“Il y a dix ans, Oualata était une ville quasiment abandonnée, à cause du développement catastrophique du terrorisme et du grand banditisme dans cette région, où les frontières étaient poreuses”, souligne Mohamed Mahmoud Ne, directeur de l’Office national du tourisme.

“Mais aujourd’hui nos frontières sont sécurisées”, affirme-t-il, en confiant son espoir de voir revenir les touristes dans cette belle endormie au cachet particulier, qui conjugue les cultures arabo-berbère et africaine.

Oualata et ses dédales de maisons pourpres, ornées de gracieux dessins géométriques dessinés à l’argile, ont servi de décor au long-métrage “Timbuktu”, du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako, couronné par le César français du meilleur film en 2015.

Fondée au VIIe siècle, Oualata fut longtemps une importante étape des routes caravanières transsahariennes, célèbre pour son intense activité culturelle, la cité, alors surnommée “rivage de l’éternité”, connut son apogée au XVe siècle.

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