RDC : l’OMS évacue son personnel à Goma après l’attaque des rebelles ADF

Les membres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Photo : DR

RDC, Nord-Kivu (ADV) – L’Organisation Mondiale de la Santé, (OMS), a évacué son personnel à Goma à cause de l’insécurité causée par les attaques des rebelles ADF dans la ville de Beni.

Dans la soirée du vendredi 16 novembre 2018, un groupe armé a fait une incursion dans le quartier de Boikene, commune de Rwenzori, dans la ville de Beni, avec l’intention d’attaquer l’une des bases de la MONUSCO.

Les casques bleus ont immédiatement réagi, repoussant le groupe de rebelles après plusieurs heures d’affrontements, à quelques mètres du Centre des Opérations d’Urgence de la réponse Ebola et des hôtels dans lesquels plusieurs équipes de la riposte sont logées.

Au cours de ces opérations militaires menées conjointement par les casques bleus et les FARDC contre les rebelles ADF dans la province du Nord-Kivu, une villa de l’OMS a été touchée par un obus. Cette situation a provoqué un gros mouvement de panique auprès du personnel de l’Organisation Mondiale de la Santé qui participe aux activités de riposte contre l’épidémie d’Ebola dans l’Est du pays.

Compte tenu de cette situation d’insécurité à caractère répétitif, les 16 personnels de l’OMS ont été obligés de quitter samedi 17 novembre dernier, la ville de la Goma.

D’après Michel Yao, médecin-coordonnateur de l’OMS, cette attaque n’a pas été ciblée mais est le fruit des affrontements qui se déroulent régulièrement depuis quelques semaines dans cette partie de la République démocratique du Congo.

“Ce dernier temps, au niveau de Beni, on commence vraiment à détecter des cas qui étaient cachés et à mieux contrôler les contacts, la vaccination… mais ce genre d’incidents pourrait un peu démoraliser le staff. Ce serait vraiment revenir en arrière que de se retirer et laisser l’épidémie se propager”, avait-il déclaré.

Le samedi 17 novembre 2018, toutes les activités de terrain ont été suspendues, et le Centre des Opérations d’Urgence est resté fermé. Le ministre de la Santé, Dr Oly Ilunga Kalenga, déplore ces actes de violence qui ont à nouveau meurtri les habitants de Beni et qui ralentissent les efforts menés par les équipes de la riposte pour mettre fin à l’épidémie d’Ebola.

“L’épidémie reste dangereuse, en particulier à Beni. Ainsi les équipes nationales et internationales continuent à travailler aux côtés de la population pour mettre fin à l’épidémie”, a déclaré Oly Ilunga.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Jephté Kitsita – African Daily Voice (ADV)