Le Gabon annonce un recensement des orpailleurs du 12 au 30 novembre prochain

Le Gabon lance du 12 au 30 novembre 2018 un recensement de tous les opérateurs de la filière aurifère. Photo : Gabonactu

Douala, Cameroun (ADV) – Le ministre gabonais des Mines, Christian Magnagna, a annoncé, le 08 novembre dernier, qu’une opération de recensement de tous les acteurs du secteur aurifère se déroulera du 12 au 30 novembre 2018, sur toute l’étendue du territoire national.

« Une opération de recensement de tous les opérateurs (personnes physiques et morales), sera organisée dans les neuf (09) provinces du pays auprès des gouvernorats, le cas échéant de certaines préfectures, du 12 au 30 novembre 2018», peut-on lire dans le communiqué du ministère des Mines, dont ADV a obtenu copie.

Le ministère a souligné que les personnes concernées sont tenues de se présenter munies des pièces obligatoires justifiant l’exercice de leurs activités aurifères. Les orpailleurs ou personnes physiques devraient présenter une pièce d’identité et tout document relatif à la vente de leur production. Les entreprises ou personnes morales en phase de recherche, devront, quant à elles, devront fournir une fiche circuit et statuts, des autorisations de prospection ou permis de recherche, une évaluation environnementale, les accords de sous-traitance ou de partenariat, un organigramme de la société, une liste du personnel (qualifications, fonctions et nombre de nationaux), des quittances de droits fixes et de redevance superficiaire, et si nécessaire les quittances de paiement des amendes.

À cela, les sociétés ou personnes morales en phase d’exploitation devraient ajouter, le registre de production et les quittances de la redevance minière proportionnelle. Le ministère des Mines a, par ailleurs, prévenu que «tout opérateur qui ne se fera pas recenser durant la période officielle sera considéré en situation d’illégalité et se verra retiré son autorisation ou permis d’exercer».

Pour rappel, le 17 septembre dernier, le gouvernement gabonais avait déjà suspendu toutes les activités aurifères sur l’ensemble territoire national. Il était alors question de mettre fin à l’exploitation anarchique et illicite de l’or pour une meilleure réorganisation de la filière.

© Bur-csa – N.W / De notre correspondante régionale Vanessa Ngadi Kwa – African Daily Voice (ADV)