RCA-Russie : entretien exclusif avec Jean-Serge Bokassa

Jean-Bédel Bokassa. Photo : White House / National archives

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NEWSROOM (ADV) – Un an de coopération Centrafrique-Russie et beaucoup sont les réalisations positives. Les Centrafricains en grande majorité sont satisfaits du niveau de travail entre les deux pays. Ces derniers attendent encore plus dans l’avenir … En ce jour de commémoration de Jean-Bédel Bokassa à Bérengo, son fils, Jean-Serge Bokassa, ancien ministre de l’Intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du Territoire, partage avec nos envoyés spéciaux de l’agence African Daily Voice (ADV), son avis sur la présence russe en Centrafrique.

ADV : Est-ce que vous soutenez la présence russe en RCA et comment vous l’estimez ?

Jean-Serge Bokassa : J’accepte tout à fait la présence russe en RCA. Je ne suis pas contre du tout. J’ai donné mes points et je me suis exprimé dans le sens où nous avons besoin de protéger nos frontières.
Effectivement, la présence russe rentre dans le cadre de la protection de nos frontières et du suivi de tout ce qui se passe dans notre pays. Pour que les exactions cessent. Donc franchement, personnellement, je suis à 100% d’accord sur la présence russe en RCA.

ADV : Comment vous estimez les actions de la Russie pour la consolidation de la paix ?

Jean-Serge Bokassa : C’est magnifique, parce que c’est vrai qu’ils viennent d’arriver et il faut leur laisser le temps aussi de s’exprimer et nous allons voir, mais maintenait c’est le peuple centrafricain qui décidera. Mais je pense que jusqu’à présent, personnellement ce que je perçois dans nos rues, le peuple centrafricain n’est pas contre eux.

ADV : Est-ce que vous trouvez que l’initiative russe de Khartoum est efficace comme plate-forme de négociation ?

Jean-Serge Bokassa : Je le pense aussi. Les Russes sont venus chez nous ici en Centrafrique pour nous aider, entre tout ce qui est en train de se passer de bien comme de mal. Je pense que Khartoum devrait aussi faire en sorte d’avoir un œil sur la Russie et surtout la Centrafrique en regardant ce que la Russie est en train de faire pour nous et prendre exemple.

ADV : Alors quel est le message que vous avez à lancer à l’opinion nationale et internationale?

Jean-Serge Bokassa : Je suis de retour depuis 2005 en Centrafrique. Je ne suis plus reparti à l’étranger. Par rapport à cela, je remarque le manquement, enfin je remarque de ce dont la population a besoin ou pas. Je suis Centrafricain et j’ai vécu tous ces événements depuis 2005 et j’entends ce que les gens disent dans la rue et c’est pour ça que je me permets de dire tout cela.

© Bur-csa – A.H / N.A – African Daily Voice (ADV)