Cameroun : Equinoxe Tv condamne l’arrestation d’une de ses journalistes

La journaliste et rédactrice en chef adjointe du desk anglophone d’Equinoxe TV, Mimi Mefo. Photo: Facebook

Douala, Cameroun (ADV) – La journaliste et rédactrice en chef adjointe du desk anglophone d’Equinoxe Radio et TV, Mimi Mefo, a été arrêté pour « propagation de fausses nouvelles». Placée sous mandat de dépôt, dans la nuit de mercredi, à la prison centrale de Douala, la chaîne de télévision condamne son arrestation et exige sa libération immédiate.

«Equinoxe télévision marque son indignation et condamne avec la dernière énergie, l’incarcération, à la prison centrale de Douala dans la nuit du 07 novembre, de Mimo Mefo Takambou», peut-on lire dans le communiqué de la chaîne, dont ADV a obtenu copie. «Nous demandons aux autorités compétentes de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de sa libération immédiate» ; a précisé le communiqué.

Accusée de « propagation de fausses nouvelles » et « cybercriminalité» pour avoir repris une information dans laquelle l’armée camerounaise est accusée de la mort, le 30 octobre dernier, du missionnaire américain Charles Trumann, Mimi Mefo a, tout d’abord, été entendue à la Légion de Gendarmerie du Littoral à Douala, puis chez le commissaire du gouvernement du Tribunal militaire de la capitale économique, avant d’être conduite, menottées, à la prison centrale de New-Bell à Douala.

Dans une déclaration rendue publique le 08 novembre 2018, le gouvernement camerounais, par la voix du ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, a indiqué que le Révérend Charles Trumann Wesco avait été tué par les terroristes sécessionnistes opérant dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Selon le gouvernement, Mimi Mefo bénéficie, bien entendu, de la présomption d’innocence. « Elle est poursuivie devant le Tribunal militaire pour propagation de fausses nouvelles, de nouvelles mensongères susceptibles de nuire aux autorités publiques, ou à la cohésion nationale, faits prévus et réprimés par l’article 113 du code pénal».

Précisons que la première audience de la journaliste aura lieu, le lundi 12 novembre prochain, au Tribunal militaire de Douala.

© Bur-csa – A.H – N.A / De notre correspondante régionale Vanessa Ngadi Kwa – African Daily Voice (ADV)