Tunisie : Caid Essebsi clarifie son rapport avec son premier ministre et les principaux partis du pays

Le président tunisien Béji Caid Essebsi. Photo : AFP

Alger, Algérie (ADV) – Le président tunisien Béji Caid Essebsi a tenu ce jeudi 08 novembre, une conférence de presse dans le Palais présidentiel de Tunis (Carthage), sur le remaniement ministériel opéré lundi 05 novembre, par le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed.

En effet, le chef du gouvernement tunisien avait annoncé un remaniement de son cabinet, “à l’insu” du président de la République tunisienne. La presse tunisienne et les analyses parlaient d’une crise au sommet de l’Etat, voire d’un partage du centre de décision.

Le président tunisien a appelé à une conférence “d’urgence”, pour clarifier la situation et son rapport avec son premier ministre et les composantes de la scène politique tunisienne.

Youcef Chahed m’avait indiqué qu’il y allait y avoir un remaniement lundi dernier, et que la décision de prolongation de l’état d’urgence a été prise. J’ai répondu que nous allions examiner cette affaire à son retour de Mauritanie. Le soir même, il m’a contacté pour m’annoncer le remaniement. J’ai désapprouvé cette méthode », raconte le président tunisien. Et de préciser « Il n’y a aucun différent entre le président de la République et le chef du gouvernement. Simplement, conformément à notre constitution, l’alinéa 05 du chapitre 92 relatif à la nomination des membres du gouvernement, stipule que le président de la République doit être informé de toutes les décisions et toutes les nominations ».

Le président tunisien insiste par la suite sur les “bonnes relations qui l’unissent avec son chef du gouvernement qu’il a “choisi lui-même sur la base de ses compétences et ses atouts”. Caid Essebsi a toutefois glissé par la suite « Nul n’est valable à tout moment et dans toutes les situations ».

Interrogé sur ses rapports avec le deuxième plus important parti du pays, le parti islamiste Enahda, le président tunisien affirme qu’il entretient de très bonnes relations avec ce parti. « Nous tendons la main à Enahda, comme nous le faisons avec les autres partis. Nous n’excluons personne », a-t- il soutenu.

Le président tunisien rappelle par la suite que son pays traverse une période de processus démocratique et que la démocratie s’exerce et ne se décrète pas !

© Bur-csa – A.H – N.A / De notre correspondante régionale Selma Kasmi – African Daily Voice (ADV)