Maroc / CEDEAO : la candidature de Rabat passée à la loupe au Forum MEDays 2018

Brahim Fassi Fihri, président de l'Institut Amadeus. Photo : Twitter / Amadeus

Casablanca, Maroc (ADV) – L’adhésion du Maroc à la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) fait l’objet de tous débats au «Forum du Sud» MEDays 2018, qui a entamé ses travaux à Tanger. De l’avis des experts présents en plénière de l’événement, l’intégration du Maroc dans ce groupement régional est un bond de géant à la construction de l’unité africaine.

Présent à l’événement, le président du Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO), Moustapha Cissé Lo a réaffirmé sa détermination et son engagement à soutenir la demande d’adhésion du Maroc.

« Le Parlement de la CEDEAO, dont j’ai l’honneur de présider la quatrième législature, a maintes fois exprimé son soutien à l’adhésion du Maroc à la CEDEAO. Je réaffirme ici donc, notre détermination et notre engagement, à toujours travailler de concert avec le Parlement marocain pour soutenir toute initiative d’intégration en vue de la création d’un espace régional prospère, sûr et ouvert pour tous », a souligné M. Cissé Lo.

Toutes les politiques et programmes d’intégration régionale ont été orientés vers la convergence politique et économique, basée principalement sur la libre circulation des personnes et des biens, sur un marché commun, sur le développement des infrastructures, ainsi que sur l’adoption de politiques communes et les progrès en matière de paix, de démocratie et de bonne gouvernance.

Cette 11ème édition est marquée par la participation du Président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. C’est la troisième fois que le Forum MEDays accueille un Chef d’Etat en fonction après Paul Kagamé en 2015 et Alpha Condé en 2017.

Pour émanciper l’Afrique, il faut la réunifier sous diverses formes possibles, à commencer par l’économie qui est la pierre angulaire des relations durables entre Etats. La décision du Maroc de rejoindre la CEDEAO est historique. Elle est l’ombre portée d’une vision politique que tout panafricaniste doit magnifier.

Le roi Mohammed VI souhaite inscrire la démarche de son pays dans durée pour la défense des intérêts de son continent. Le royaume affirme les participants au sommet de Tanger, a les moyens de s’épanouir en Afrique et d’y jouer un rôle majeur pour susciter des synergies fécondes au profit de tous. Cette option est aussi un pari sur l’Afrique et un engagement persévérant pour le développer, en comptant d’abord sur ses propres forces, celles agrégées de ses Etats et de ses peuples.

© Bur-csa – A.H / N.A – African Daily Voice (ADV)