Tchad : l’opposant historique Acheikh Ibn Oumar retourne au pays après 25 ans d’exil politique

L’opposant tchadien Acheikh Ibn-Oumar (à droite) et le ministre tchadien de l’Administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale. Photo: Tchadinfos

Douala, Cameroun (ADV) – L’ancien ministre tchadien des affaires étrangères, opposant historique et ancien politico-militaire, Acheïkh Ibn Oumar, a regagné le bercail le 04 novembre 2018, après 25 années d’exil politique ; a-t-on appris ce lundi auprès des médias locaux.

Accueilli à l’aéroport international, Hassan Djamouss, par le ministre de l’Administration du territoire, de la sécurité publique et de la gouvernance locale, Ahmat Mahamat Bachir, l’opposant Acheikh Ibn Oumar vient ainsi de renoncer à plus d’une vingtaine d’années d’exil politique, qui l’ont mené tour à tour en Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est, au Moyen-Orient et en Europe.

«L’exil n’est pas un métier ni une vocation. L’exil politique est une anomalie. La place normale de tout homme politique, citoyen soucieux de l’avenir de son pays, c’est d’être au sein de sa société mais les circonstances imposent ce genre de situation. Donc, pour moi, c’est juste un retour à la normale » a déclaré M. Acheikh Ibn Oumar à sa descente de l’avion.

Ce retour, il faut le rappeler, fait suite à l’amnistie générale décrétée par le président de la République du Tchad après la promulgation de la constitution de la 4ème République le 4 mai 2018.

Dans les années 70-80, Acheikh Ibn Oumar fut l’un des cadres du FROLINAT (Front de libération nationale du Tchad), du FAP (Forces Armées Populaires) de Goukouni, du CDR (Conseil Démocratique Révolutionnaire) de Acyl Akhbach, du GUNT et du CSR (Conseil suprême de la révolution).

Il fut par la suite ministre des Affaires étrangères d’Hissène Habré, de 1989 à 1990. Après la chute de Habré, il devient conseiller spécial du président Deby Itno, de 1990 à 1991. Il est ensuite ambassadeur du Tchad aux États-Unis, et haut représentant auprès des Nations unies, de 1992 à 1993.

Au début des années 2000, il est proche des mouvements qui ont essayé de renverser le président Idriss Deby, comme l’UFDD.

© Bur-csa – A.H – N.A / De notre correspondante régionale Vanessa Ngadi Kwa – African Daily Voice (ADV)