Cheikh Anta Diop : Pharaon du savoir africain

Cheikh Anta Diop. Photo : DR

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NEWSROOM (ADV) – Cheikh Anta Diop est un anthropologue, historien et homme politique sénégalais. Il tient sa renommée internationale des thèses qu’il a développées allant à l’encontre de l’idée selon laquelle l’Afrique n’a pas de passé.

Né à Caytou, au Sénégal, en 1923, Cheikh Anta Diop commence son apprentissage à l’école coranique avant d’intégrer l’école française de Diourbel au Sénégal. Il poursuit ses études à Dakar où naissent ses projets pour la reconnaissance de l’Afrique. Il arrive à Paris en 1946 avec l’idée de devenir ingénieur en aéronautique. Il étudie les mathématiques et la philosophie. En 1948, il publie ses premiers articles sur les langues africaines. En 1951, le jeune homme prépare une thèse. Il y démontre que ce sont des Africains noirs qui peuplaient l’Égypte antique. L’Afrique de l’Ouest aurait, selon lui, bénéficié de la culture et de la linguistique égyptiennes. Il publie alors “Nations nègres et culture” en 1954, qui fait grand bruit. Il utilise les nombreuses disciplines – sociales et scientifiques – qu’il a apprises pour prouver sa vision et l’importance de la place des Africains dans l’histoire.

Cheikh Anta Diop s’est également investi politiquement, notamment pour l’émancipation des pays africains et leur indépendance. Il est favorable à la création d’un État fédéral en Afrique. En 1950, il intègre le Rassemblement démocratique africain. Il s’oppose ensuite au président sénégalais Léopold Sédar Senghor en fondant des partis politiques, un journal ainsi qu’un syndicat. Il décède en 1986. L’année suivante, l’université de Dakar est rebaptisée université Cheikh-Anta-Diop.

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