La Russie renforce sa présence militaire en Centrafrique

Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Photo : Afrique news

NEWSROOM (ADV) – Depuis qu’elle a obtenu une dérogation de la part du Conseil de sécurité des Nations unies sur l’acheminement d’armes à la Centrafrique, la Russie ne cesse de renforcer sa présence à Bangui, avec l’envoi d’instructeurs militaires civils, dont la mission est de former les Forces armées centrafricaines (FACA).

La Russie autorise l’augmentation de ses effectifs d’instructeurs militaires en République de Centrafrique, a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov.

La Russie est prête à continuer de former les soldats de l’armée en Centrafrique à la demande des pouvoirs du pays, ajoute-t-il.

«S’il faut plus d’instructeurs, il y en aura plus, s’il en faut moins, il y en aura moins», a-t-il expliqué en répondant à la question sur le possible envoi de 60 instructeurs supplémentaires en Centrafrique.

«Oui, bien sûr, nous sommes prêts à aider à la mise en place d’un règlement politique. Nous avons participé à plusieurs réunions qui se sont tenues à Khartoum, nous avons contribué au succès de cette réunion, il y avait nos représentants. Bien sûr, nous sommes prêts à continuer à la promouvoir. Nous agissons en pleine coordination avec le gouvernement légal, avec le président de la République centrafricaine», a précisé Mikhaïl Bogdanov.

Rappelons que l’accord militaire qui a été conclu entre Moscou et Bangui en décembre 2017, a permis à la Russie d’être un nouvel acteur sécuritaire en Centrafrique , et c’est entre janvier et février 2018, que la Russie équipe environs 1 300 soldats centrafricains, avec notamment 900 pistolets Makarov, 5 200 fusils d’assaut AKM, 140 armes de précision, 840 Kalachnikov, 270 lance-roquettes RPG et 20 armes anti-aériennes.

Ces soldats peuvent désormais appuyer les casques bleus de la Mission multidimensionnelle des Nations unies pour la Centrafrique (MINUSCA) qui sont déployés dans le pays depuis 2014.

La Russie se propose aussi de former l’armée sur le maniement de ces armes. La formation est assurée par d’anciens soldats et d’anciens représentants des forces spéciales russes, déployés par des compagnies de sécurité privées.

La coopération entre les deux pays va également se développer dans les domaines de l’éducation, de la santé, des échanges parlementaires et de l’exploitation des ressources du sous sol.

© Bur-csa – A.H / N.W – African Daily Voice (ADV)