RDC : le meeting de l’opposition étouffé par les éléments de la police

La rencontre de l’opposition politique congolaise, qui a été prévue ce samedi 13 octobre, a été arrêtée par la police. Photo : DR

RDC, Kinshasa (ADV) – Le meeting populaire de l’opposition politique congolaise de ce samedi 13 octobre ne s’est pas tenu comme annoncé. Il a été empêché et étouffé par les forces de l’ordre.

Ce samedi, les opposants se sont donnés rendez-vous dans la ville de Lubumbashi pour un meeting populaire en vue de manifester leur désapprobation à l’égard de la machine à voter et des électeurs sans empreintes digitales que contient le fichier électoral.

La raison de la non-tenue de cette manifestation, la correspondance de la maire adjointe de ladite ville, Laurianne Kalombo, qui a indiqué vendredi 12 octobre dernier, que le meeting de l’opposition était reporté pour raison de sécurité, alors que son supérieur, le maire de la ville Ghislain Robert Lubaba, avait donné son accord le 9 octobre pour la tenue de cette activité.

Tôt le matin, le lieu où devait se tenir le meeting, a été pris d’assaut par les éléments de la police, qui dispersaient tous les militants de l’opposition qui tentaient de s’y rendre. La résidence du coordonnateur régional de l’Ensemble pour le Changement du Grand Katanga, Gabriel Kyungu Wa-Ku-mwanza, a aussi été assiégée par les forces de l’ordre. De quoi, susciter la désolation du concerné.

“Au moment où je vous parle, je suis complément encerclé par les forces de l’ordre. C’est ça la démocratie de Monsieur Kabila dans son entendement”, s’est indigné G. Kyungu joint au téléphone depuis Lubumbashi.

Les éléments de force de l’ordre ont emporté avec eux, l’écran géant qui a été aménagé sur le site du meeting, pour permettre à l’opposant Moïse Katumbi de s’adresser aux militants.

La délégation de l’opposition venue de Kinshasa, composée globalement du candidat président de la République Martin Fayulu, d’Adolphe Muzito candidat président invalidé par la Cour constitutionnelle, du secrétaire général de l’Ensemble pour le Changement, Delly Sesanga et d’un représentant de l’UDPS de Félix Tshisekedi et l’UNC de Vital Kamerhe, n’a pas pu accéder à la résidence de Gabriel, puisqu’il a été empêché par la police sur place.

Ce meeting devait s’inscrire dans le cadre des activités de protestation de l’opposition du mois d’octobre contre le déroulement actuel du processus électoral. Et à ce sujet, des marches sont programmées le 26 octobre prochain.

© Bur-csa – N.W / De notre correspondant régional Jephté Kitsita – African Daily Voice (ADV)