RDC : un candidat à l’élection présidentielle menace de se retirer du processus électoral

Alain Daniel Shekomba. Photo : DR

RDC, Kinshasa (ADV) – Le mouvement sociopolitique “Mission Nouvelle”, a menacé de retirer de la course à la présidentielle, son candidat Alain Daniel Shekomba pour absence des conditions favorables à la tenue des élections réellement crédibles et apaisées.

L’annonce a été faite dans un communiqué de presse daté du 7 octobre 2018 et dont le contenu a été rendu public lundi dernier. Pour Mission Nouvelle, en cas de non prise en compte des préalables pour un processus électoral crédible et apaisé, posé par Daniel Shekomba, le boycott des élections prévues le 23 décembre prochain, sera la seule et unique option envisageable.

D. Shekomba avait participé jeudi dernier, à la réunion entre le bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et les 21 candidats présidents de la République démocratique du Congo, et avait posé les conditions pré-électorales suivantes :

  • Le retrait de la machine à voter a affecté dans la fonction publique.
  • Le nettoyage complet du fichier électoral.
  • La restructuration du bureau actuel de la CENI.
  • Le traitement protocolaire et la sécurisation égaux et immédiats de tous les candidats à l’élection présidentielle.
  • La libération sans délai des prisonniers politiques et d’opinions.
  • Un engagement Tripartite Gouvernement-CENI-MONUSCO pour le retour de tous les opposants congolais en exil avec facilitations consulaires d’obtention du document de voyage élargi à toutes leurs familles respectives.

“En cas de non satisfaction à ces conditions, le mouvement sociopolitique Mission Nouvelle, retirera son candidat Alain Daniel Shekomba du processus électoral actuel avant le vote”, martèle ce mouvement.
Car, poursuit-il, l’ensemble du processus électoral et l’avenir de la Nation étant plus important que seule l’élection présidentielle.

Alain Daniel Shekomba et son mouvement sociopolitique Mission Nouvelle, soulignent néanmoins qu’ils vont s’associer avec toutes les forces politiques et sociales de l’intérieur et de l’extérieur du pays, y compris toutes celles qui sont en dehors du processus actuel, afin d’obtenir un nouveau cadre politique et électoral.

À un peu plus de deux mois de la tenue des élections présidentielles, législatives nationales et provinciales, le climat reste tendu entre des différents acteurs impliqués directement ou indirectement dans le processus électoral.

L’utilisation de la machine à voter, le fichier électoral contenant dix millions d’électeurs sans empreintes digitales, sont à ce jour, les principaux points de discorde pour un processus électoral crédible et apaisé.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Jephté Kitsita – African Daily Voice (ADV)