Libye : enlèvement d’un haut fonctionnaire à Benghazi

La sécurité toujours absente dans la Libye post-Kadhafi. Photo : HANOIMOI

Alger, Algérie (ADV) – Le directeur adjoint des services de renseignements de la Chambre des représentants du peuple, (parlement de Tobrouk), Ahmed Al Arebi, a été enlevé à son domicile à Benghazi (Est du pays), à côté de son fils, rapporte ce 06 octobre, des médias locaux.

Un communiqué de la Chambre des représentants du Peuple ou Parlement de Tobrouk, de l’Est libyen, publié le 05 octobre, confirme le fait et condamne ce kidnapping.

“La Chambre des représentants libyens condamne l’enlèvement du directeur adjoint des services de renseignements, Ahmad Al-Arebi, et de son fils, perpétré mardi matin par des hommes inconnus, qui les ont emmenés dans un lieu non identifié,” lit-on sur ce communiqué.

Le même communiqué ordonne à ses forces sécuritaires, l’ouverture d’une enquête immédiate pour trouver Ahmed Al-Arebi et son fils, et mettre la main sur ses ravisseurs.

Elue lors du scrutin législatif de juin 2014, la Chambre des représentants du Peuple, a eu la reconnaissance de la communauté internationale. Le Congrès général national, ou le gouvernement libyen siégeant à Tripoli à l’époque, composé dans sa majorité de frères musulmans, refuse de reconnaitre les résultats du scrutin. Une crise politique et législative vient se greffer à la crise sécuritaire qui ravage le pays depuis la destitution en 2011, de Moamar El Khadafi. Cette situation pousse le nouveau parlement élu à se réfugier dans la ville de Tobrouk, dans l’Est du pays, et devient ainsi le Parlement de Tobrouk.

Fin 2014, ce parlement est doté par une structure militaire forte, caractérisée par le ralliement du général à la retraite Khalifa Haftar, que ce parlement nomme en mars 2015, commandant en chef de l’armée nationale libyenne, puis maréchal en septembre de l’année suivante.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondante régionale Selma Kasmi – African Daily Voice (ADV)