Libye : Ghassan Salamé sceptique quant à la tenue des élections avant la fin 2018

Ghassan Salamé. Photo : Twitter/Ghassan Salame

Alger, Algérie (ADV) – Les élections libyennes pourraient ne pas se tenir avant la fin de cette année 2018, comme c’est espéré par la France. L’émissaire onusien pour la Libye Ghassan Salamé, s’est dit “sceptique” quant à la tenue de ces élection en décembre prochain, dans un entretien publié ce 30 septembre, par l’AFP.

Ce diplomate libanais Ghassan Salamé, en charge du dossier libyen depuis juin 2017, considère que cette échéance ne pourrait être respectée en raison “des violences” que connait le pays, et principalement sa capitale Tripoli, ses dernières semaines.

“Il y a encore énormément à faire. Il se peut qu’on ne puisse pas respecter la date du 10 décembre”, a-t- il déclaré à la même source.

Annoncées le 29 mai dernier à Paris, lors de la Conférence Internationale sur la Libye, ces élections ne pourraient ainsi s’organiser en pleine violence intarissable dans la capitale libyenne depuis le déclenchement le 26 août dernier, des combats dans la capitale libyenne, entre des composantes armées appartenant au Gouvernement d’Entente Nationale, et la “Septième Brigade”, exclue en avril dernier du gouvernement de Tripoli. Après deux accords de cessez –le- feu avortés, dans ce seul mois de septembre, et des centaines de morts, le chef du gouvernement d’Entente Nationale Fayyez Saraj, annonce le 19 de ce mois, la mise en place d’une force militaire conjointe pour mettre fin aux combats dans la capitale et ses environs.

Or, les violences sporadiques continuent de rythmer le quotidien des tripolitains.

© Bur-csa – N.W / De notre correspondante régionale Selma Kasmi – African Daily Voice (ADV)