Maroc : 50 milliards de dollars destinés à la réduction des émissions de gaz à effet de serre

Nezha El Ouafi , secrétaire d’Etat chargée du Développement durable. Photo : DR

Casablanca, Maroc (ADV) – Le Maroc devra débourser 50 milliards de dollars d’ici 2030 pour réduire de 42% ses émissions de gaz à effet de serre, objectif inclus dans la «contribution déterminée au niveau national».

Cette contribution représente l’engagement pris par chaque pays à revoir à la baisse les émissions de CO2, les INDCS dans le jargon de la Convention-Cadre des Nations Unies sur le changement climatique.
Selon Rachid Tahiri, chef de service du changement climatique au secrétariat d’État au Développement durable, cette enveloppe servira à financer 55 projets.

Avec 50% de réduction, le secteur de l’énergie arrive en tête des cibles d’atténuation, suivi de l’agriculture, les déchets, les procédés industriels et l’habitat. Mais ces objectifs ne sauraient pas être atteints sans un appui financier international tel que le Fonds vert pour le climat.

Cet appui, selon Rachid Tahiri, est de 24 milliards de dollars. Le secteur de l’énergie, à titre d’exemple, bénéficie de plusieurs projets, actuellement à des niveaux d’achèvement total ou partiel, comme Noor Ouarzazate I, II et III, Noor PV I (Boujdour, Laâyoune et Ouarzazate, Noor Midelt) et Noor PV II.

Aujourd’hui, la capacité électrique installée à partir des énergies renouvelables dépasse les 35% dans le mix énergétique, l’objectif étant d’atteindre 52% à l’horizon 2030.

Les INDCS du Maroc, soumises le 5 juin 2015 au secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur le changement climatique, comprennent également un volet dédié à l’atténuation des effets du changement climatique. Selon le secrétariat au Développement durable, les ressources financières mobilisées pour ce volet représentent 64% des dépenses climatiques du pays.

M. Tahiri à estimé à 35 milliards de dollars le coût de l’adaptation au dérèglement du climat, qui passe par la protection des populations contre les risques d’inondation et de sécheresse, la protection du patrimoine naturel, de la biodiversité, des forêts, des ressources halieutiques et des sols.

© Bur-csa – Oumaima Mourtada – African Daily Voice (ADV)