Sud Soudan : la guerre civile a coûté la vie à 380 000 personnes

Un membre de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud. Photo : AFP

Alger, Algérie (ADV) – Le bilan de la guerre civile qui sévit au Soudan du Sud depuis 2013, s’élève à 380 000 morts, rapporte l’agence Reuters, citant une étude londonienne.

Cette étude réalisée par des chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, sur les zones du conflit sud-soudanais, révèle qu’ “Environ 383.000 Soudanais du Sud sont morts du fait de la guerre civile au Soudan du Sud, entre décembre 2013 et avril 2018”.

Il est précisé dans cette étude que ce chiffre, fort alarmant,« englobe les personnes tuées dans les violences (190.000) et celles qui sont mortes de faim ou en raison de la déliquescence des services de santé due au conflit civil ».

Peu après sa naissance en 2011, la République du Soudan du Sud, s’engouffre dans une guerre civile opposant les partisans du président Salva Kiir, à ceux de son vice- président Riek Machar. Ce dernier, après son éviction de la présidence du pays en juillet 2013, organise une rébellion s’appuyant sur sa communauté ethnico-religieuse.

En décembre de la même année, la guerre éclate entre les deux camps dans la capitale Djouba, et se transforme vite en guerre sur base ethnique et religieuse, impliquant des parties voisines et étrangères.

La crise interne pousse plus de 50 000 à se déplacer selon les chiffres avancés en 2016, par les Nations Unis.

Après des années de tractations, les deux parties belligérantes signent un accord de cesser le feu en juillet dernier à Khartoum, capitale du Soudan. Cet accord a notamment prévu le retour de Riek Machar à son poste de premier Vice-président de l’une des plus jeune Républiques du monde.

Le 12 de ce mois de septembre, un accord de paix est conclu dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba.

Aujourd’hui, cette crise sud-soudanaise, figure dans l’ordre du jour de l’Assemblée Générale ordinaire des Nations Unies, qui se tient cette semaine à New York.

© Bur-csa – A.H / De notre correspondante régionale Selma Kasmi – African Daily Voice (ADV)