La Centrafrique demande à l’ONU la levée totale de l’embargo sur les armes

Le président Faustin Touadera livre un discours devant l'assemblée générale des Nations Unies. Photo : ONU

Bangui, Centrafrique (ADV) – Lors de son passage à la tribune de l’ONU ce 26 septembre, le président centrafricain Faustin Archange Touadera, a demandé la levée totale de l’embargo qui pèse sur le pays depuis 2012.

La Centrafrique a été frappée par l’embargo du Conseil de Sécurité des Nations-Unies sur l’importation des armes en avril 2012, après le coup d’Etat de la coalition rebelle Séléka contre le pouvoir du général François Bozizé. Après le retour à l’ordre constitutionnel, marqué par la prise de fonction de l’actuel président Faustin Archange Touadera le 30 mars 2016, le pays avait obtenu la levée partielle en 2016.

« (…) qu’il me soit permis de réitérer, du haut de cette tribune, notre appel pour la levée totale de l’embargo sur les armes qui pèse encore sur notre armée nationale », a lancé le chef de l’Etat Centrafricain Faustin Archange Touadera.

La levée partielle de l’embargo a déjà permis au pays de recevoir les armes livrées par la Fédération de la Russie, de redéployer les FACA dans plusieurs villes aux côtés des casques bleus et d’envisager des nouveaux redéploiements.

Pour le président Centrafricain, depuis deux ans et demi, son Gouvernement œuvre sans relâche à la restauration des valeurs cardinales qui fondent la démocratie, la liberté et les droits de l’homme. « Pour y parvenir, nous nous attelons à restaurer l’autorité de l’Etat en poursuivant le travail de déploiement progressif de l’administration et des services de l’Etat dans nos provinces ainsi que le rétablissement des services sociaux de base. », estime-t-il.

L’absence de l’autorité de l’Etat dans les provinces laisse la place à l’émergence des groupes armés qui imposent leur loi malgré la présence des casques bleus de l’ONU sur l’ensemble du territoire national. L’équipement des FACA se voie comme un impératif pour le retour de la paix.

© Bur-csa – N.A / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV)