Cameroun/Présidentielle 2018: à peine lancée, la campagne électorale bat son plein

Image et slogan de campagne du président sortant, Paul Biya. Photo: Journal du Cameroun

Douala, Cameroun (ADV) – Après une première journée de lancement officiel des meetings de campagne des différents candidats à la présidentielle, les tendances et courbes des rapports de force se dessinent déjà pour les uns et les autres. Mais ce qui a été plus visible et plus que compréhensible, c’est la façon qu’ont choisi les différents candidats pour se lancer dans la campagne officielle pour la course à la présidentielle.

Espoir, renaissance et rayonnement du Cameroun sont au cœur de la bataille pour la présidentielle à venir. Fort déploiement des candidats de l’opposition sur le terrain, grande mobilisation de militants et sympathisants autour de leurs leaders, les candidats de l’opposition, les 8 qui ont tous un objectif en commun: envoyer Paul Biya, le président sortant, à la retraite, n’ont pas lésiné dans les moyens pour marquer ce premier jour de campagne.

De son côté, le président Paul Biya, lui a officiellement lancé la bataille pour sa réélection à la tête du Cameroun, dans la nuit de vendredi à samedi, à travers les réseaux sociaux.

Sur son site officiel de campagne, le président sortant, a non seulement dévoilé son slogan de campagne, mais aussi sa profession de foi. Pour le président Paul Biya, avant de commencer effectivement sa campagne électorale, il était plus que nécessaire d’expliquer aux Camerounais, les raisons pour lesquelles il s’engage pour un nouveau septennat.

Alors que ses principaux opposants misent sur un renouveau, un changement et une nouvelle dynamique jeune pour, gouverner le Cameroun pendant les 07 prochaines années, le président Paul Biya, lui, mise sur la « La force de l’expérience » qui est d’ailleurs son slogan de campagne.

Dans sa profession de foi, le président sortant présente les « dix engagements qui guideront son action au cours des sept prochaines années ». Il y promet notamment d’« améliorer les conditions de vie des Camerounais », de « sauvegarder l’unité nationale et l’intégrité du territoire » ou encore de renforcer l’innovation en faisant du Cameroun « un pôle africain de référence dans l’économie numérique ».

Une chose qu’il faut également préciser est que, c’est une campagne électorale sous fond de crise sécuritaire dans les régions anglophones qui a été lancée le 22 septembre, c’est pourquoi les premiers meetings de campagne se sont déroulés, pour la plupart, sous haute surveillance policière.

Dans les régions du Nord et du Sud-ouest où l’ombre de la crise plane en permanence, aucun candidat ne s’y est rendu. Exception faite du parti au pouvoir, le RDPC, qui a bravé les menaces sécessionnistes en lançant sa campagne électorale à Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-ouest.

Après la journée d’hier, consacrée au lancement de meetings officiels des différents candidats, ceux-ci n’aurons désormais plus que 13 jours pour présenter aux Camerounais leur meilleure offre politique, convaincre par la force des arguments et espérer réunir le maximum d’électorat.

En attendant, certains analystes avertis de la scène politique internationale espèrent toujours une coalition de l’opposition, ce qui reste, selon eux, la meilleure option politique et électorale pour battre Paul Biya, le candidat du parti au pouvoir.

© Bur-csa – N.W / De notre correspondante régionale Vanessa Ngadi Kwa – African Daily Voice (ADV)