RDC : menace de retrait du Congo de la CPI : l’Asadho rappelle le cas du Kasaï

Le bureau de la Cour pénale internationale. Photo : RFI

Casablanca, Maroc (ADV) – Suite à la menace, proférée samedi dernier par le ministère des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC), de retirer ce pays de la CPI (Cour pénale internationale), l’Asadho réagit en appelant la CPI à « accélérer les poursuites contre les autorités impliquées dans les massacres au Kasaï ».

L’Asadho (Association africaine de défense des droits de l’homme), est une des deux associations de défense des droits de l’homme les plus connues en RDC, avec la Voix des Sans Voix (VSV).
Dans un communiqué du 17 septembre à Kinshasa, elle a exprimé sa « surprise » de la menace de retrait de la CPI proférée par des autorités politiques congolaises « alors que certaines d’entre elles, ainsi que plusieurs autorités militaires et de la police, seraient impliquées dans les crimes et les massacres perpétrés dans la région du Kasaï » en 2016 et 2017, « pour lesquels elles pourraient être poursuivies par cette cour ».

Considérant que la menace de retrait de la CPI est « de nature à consacrer l’impunité de certains Congolais », l’Asadho appelle la CPI « à accélérer les poursuites » contre les autorités congolaises impliquées dans les massacres du Kasaï, qui ont fait au moins 3000 morts et 1,4 million de déplacés. Malgré les proclamations de Kinshasa, les violences perpétrées lors de cette rébellion contre le pouvoir et surtout lors de sa répression, ne sont pas entièrement terminées.

© Bur-csa – Oumaima Mourtada – African Daily Voice (ADV)