Algérie : le long combat du président Bouteflika contre la maladie

Le Président Bouteflika à Genève pour des analyses routinières. Photo : Présidence de la république algérienne

Casablanca (ADV) – Âgé de 80 ans, le président algérien Abdelaziz Bouteflika est très affaibli depuis un accident cardio-vasculaire cérébral en 2013. Cela pourtant ne l’empêche pas de rencontrer ses hôtes étrangers tels que le président Turc, Recep Tayyip Erdoğan ou le Premier ministre russe, Dimitri Medvedev.

Mais la santé d’Abdelaziz Bouteflika dans certaines périodes, a sombré dans un cycle dramatique. En 2017, il a dû annuler sa rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel, notamment à cause d’une grave bronchite aïgue.

C’est depuis 2005 déjà, que l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika le conduit à régulièrement faire des allers-retours entre Alger et des capitales européennes.

Il est plusieurs fois hospitalisé entre 2005 et 2016, en particulier à Paris et Grenoble.

Admis à l’Hôpital militaire du Val-de-Grâce le 26 novembre 2005, il est officiellement opéré d’un ulcère de l’estomac. Durant cette période, les informations sont très rares et l’état du président de la République fait l’objet de spéculations dans la presse algérienne et étrangère.

Un document télévisuel montrant le chef de l’Etat en compagnie de son médecin traitant, Messaoud Zitouni, est alors diffusé par les autorités algériennes pour rassurer l’opinion publique. Abdelaziz Bouteflika rentre en Algérie le 31 décembre 2005.

Le 27 avril 2013, il est de nouveau hospitalisé au Val-de-Grâce à la suite d’un accident ischémique transitoire (AIT), c’est-à-dire une petite attaque cérébrale. Le 19 mai 2013, des quotidiens algériens font état d’un malaise du président. Le 12 juin, après 47 jours d’absence, des images de Bouteflika sont diffusées sur la télévision d’État ENTV.

Le 16 juillet 2013, après 80 jours d’absence, M. Bouteflika rentre en fauteuil roulant à Alger.

D’après les médias algériens du mardi 28 août, le président Bouteflika doit régulièrement subir des examens et contrôles médicaux et ce comme prescrit par ses médecins depuis le début de son traitement. D’où son déplacement en Suisse depuis hier.

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