Reprise officielle des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Afrique du Sud après douze ans d’absence

Sa majesté le roi Mohammed VI et Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud. Photo : H24info

Casablanca (ADV) – Le Maroc a officiellement nommé un nouvel ambassadeur en Afrique du Sud après douze ans d’absence, une nomination à forte caractère politique et stratégique.

Youssef Amrani, ancien ministre délégué aux Affaires étrangères et actuel chargé de mission au Cabinet royal, a été nommé par sa majesté le roi Mohammed VI, ambassadeur marocain auprès de l’Afrique du Sud, mettant ainsi fin à 12 ans de rupture et de malentendu entre les deux pays.

Cette nomination vient définitivement rétablir les relations entre Rabat et Pretoria après plus d’une décennie de tensions, rapportent vendredi des médias locaux.

“Un grand défi attendra le nouvel ambassadeur du Royaume du Maroc en Afrique du sud”, a déclaré le politologue marocain Mohammed el Ghli, professeur de science politique à l’université de Marrakech, soulignant que Rabat et Pretoria sont appelés à renforcer leurs échanges dans de nombreux domaines de grande importance dont l’éducation, l’agriculture et l’industrie.

Au sein de l’UA, le Maroc a notamment pu renouer le contact avec l’Afrique du Sud et le Nigeria. En 2017, un projet de gazoduc avec le Nigeria a été mis sur les rails après une visite du souverain marocain sa majesté le roi Mohammed VI chez le géant de l’Afrique de l’Ouest. La même année, le roi Mohamed VI a rencontré l’ancien président sud-africain Jacob Zuma en marge du sommet Union africaine-Union européenne.

Au cours de cet entretien qualifié de “chaleureux et empreint de franchise et de bonne entente”, les deux chefs d’Etat ont “convenu de travailler ensemble, main dans la main, pour se projeter dans un avenir prometteur, d’autant plus que le Maroc et l’Afrique du sud constituent deux pôles importants de stabilité politique et de développement économique, respectivement à l’extrême nord et l’extrême sud du continent”.

Ils avaient aussi convenu de maintenir un contact direct et de “se lancer dans un partenariat économique et politique fécond, afin de construire des relations fortes, pérennes et stables et dépasser ainsi l’état qui caractérisait les relations bilatérales”.

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