Tunisie : plus de 17% de croissance des investissements étrangers au premier semestre 2018

Zied Ladhari, ministre tunisien du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale lors d’une conférence de presse. ©, Photo : DR

Algérie (ADV) – L’investissement en Tunisie attire de plus en plus, des capitaux étrangers. Le ministre tunisien du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Ladhari, a affirmé ce 01 août, que le taux d’investissement étranger a augmenté de 17,7% durant le premier semestre de l’année 2018, rapporte l’agence Tunisie Afrique Presse (TAP).

ZiedLadhari, a également indiqué que le gouvernement tunisien « se déploie à promouvoir le potentiel d’investissement dans les régions et aussi la destination Tunisie, à l’échelle internationale”.

C’est la région du Grand Tunis (comprenant les quatre provinces de Tunis, Ben Arous, l’Ariana et la Manouba), qui a attiré la plus grande part de la valeur des investissements avec (58%), selon l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur. Pour ce qui est des pays dont proviennent le plus grand nombre d’investisseurs, la France arrive en tête avec plus de 243,7 millions de dollars, suivie de l’Allemagne avec 56,9 millions de dollars, puis de l’Italie avec 40,6 millions de dollars.

S’agissant des secteurs qui drainent le plus des capitaux étrangers, le rapport publié en janvier dernier par Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement(CNUCED), place le secteur énergétique en tête suivi de celui des matériaux de construction, des télécommunications, du textile, du tourisme, puis de l’électronique.

Mais la répartition illégale des projets par région demeure un handicape au développement économique globale du pays. Le ministre tunisien du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, a d’ailleurs insisté sur le développement des régions auquel, l’Etat a mobilisé une enveloppe de 2000 millions de dinars, transférés aux conseils régionaux au mois d’avril dernier.

« Le problème majeur que confronte l’économie nationale réside dans la répartition illégale des services nécessaires entre les régions, soulignant la nécessité d’un nouveau découpage territorial en districts régionaux prenant en considération les spécificités économiques des régions, étant donné que l’ancien découpage (24 gouvernorats) était purement administratif”, a soulevé Zied Ladhari.

A côté du développement des régions, la Tunisie compte sur la promotion du partenariat public-privé pour optimiser des investissements nationaux et étrangers. Le pays, à ce propos, annoncé le 23 juillet dernier, l’organisation en septembre prochain de la Conférence Internationale sur le Partenariat Public-Privé.

© Bur-csa – Selma Kasmi – ADV