Migration : la Libye rejoint les pays du Maghreb et refuse l’installation des centres d’accueils pour les migrants

Fayez Al Saraj, chef du gouvernement de l’Union Nationale de Tripoli. ©, Photo : DR

Algérie, (AVD) – Tripoli a fait vote face sur la proposition européenne d’installation des centres d’accueils pour les migrants irréguliers sur son sol. Vendredi 20 juillet, le chef du gouvernement de l’Union nationale (GNA) de Tripoli Fayez Al Saraj, a affirmé son refus « catégorique » de créer des centres d’accueil des migrants dans les frontières sud du pays.

« Nous sommes absolument contre le fait que l’Europe veuille tout à fait officiellement installer chez nous les migrants illégaux dont on ne veut pas dans l’UE », a-t-il déclaré dans une interview accordée au quotidien allemand Bild.

Pourtant, C’est ce même gouvernement d’Al Saraj qui avait donné son aval le 25 juin dernier, au ministre italien de l’intérieur Matteo Salvini, sur l’installation des centres d’accueil et d’identification (de migrants) dans le sud du pays.

Matteo Salvini tentait alors de convaincre la Libye d’adhérer à la proposition faite fin juin par l’Union européenne de création de « plates-formes de débarquement » hors de l’Union européenne pour les migrants secourus en mer.

Alger, Tunis et Rabat ont exprimé leur opposition à cette idée, tout comme d’autres pays européens n’appartenant pas à l’Union de Bruxelles comme l’Albanie.

Au lieu de demander aux pays de transit de gérer la question des grands flux des Migrants, AlSaraj appelle l’UE à traiter la question depuis sa source. « Les Européens doivent exercer plus de pression sur les pays d’origine des migrants plutôt que sur la Libye, où les passeurs ont mis en place leur juteux trafic », a-t-il proposé.

© Bur-csa – Selma Kasmi – ADV