Libye : des employés kidnappés dans le champ pétrolier d’Echerara

Champ pétrolier. ©, Photo : DR

Algérie, (ADV) – A peine une semaine de la reprise des activités d’exploitation et d’exportation du Croissant Pétrolier et de l’attaque du projet de la rivière industrielle, c’est au tour du grand champ d’Echerara, de subir à nouveau, une attaque terroriste. La NOC décide l’état de force majeure.

Des employés ont été kidnappés lors d’une attaque terroriste survenue, hier 14 juillet dans la matinée, dans le champ pétrolier d’Echerara, situé dans le sud de la Libye. Les médias libyens ainsi que la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC), parle de quatre employés kidnappés, dont deux libérés.

“Un groupe d’inconnus armés avait fait irruption à 06h30 dans la station n°186 du champ ECharara et a enlevé quatre employés, avant d’en libérer deux”, affirme la NOC sur son site.

La chaine RussiaToday, affirme que l’attaque s’est faite au niveau de l’unité de contrôle qui se situe à 40 km du champ d’exploitation d’ECherara.

Cette attaque sur ce gigantesque champ d’ECherara -dont la production journalière est estimée à environ 300.000 barils (données Reuters)- n’a toujours pas été revendiquée.

Baisse prévue de la production : L’agence Reuters a indiqué quelques heures après cette attaque, que la direction du champ d’Echarara (considéré comme l’un des plus importants en Libye), a décidé de baisser sa production sans pour autant préciser le nombre de barils à réduire. Hier dans l’après-midi, la production avoisinait les 200.000b/j.

Le champ d’ECharara est géré par la compagnie Akakus, qui est une joint-venture entre la NOC, l’Espagnol Repsol, le Français Total, l’Autrichien OMV et le Norvégien Statoil.

Suite à cette attaque, la NOC a annoncé avoir augmenté l’alerte à l’état de force majeure sur l’ensemble des installations pétro-gazières du pays, selon plusieurs agences.

© Bur-csa – Selma Kasmi – ADV