Mauritanie : cinq nouveaux Etats ratifient l’accord sur la zone de libre-échange continentale

Afrique continentale. ©, Photo : DR

Algérie, (ADV) – Cinq nouveaux pays africains ont paraphé le 02 juillet à Nouakchott(capitale de la Mauritanie), l’accord de la Zone Africaine de Libre Echange Continentale, lors de la tenue du 31 eme sommet de l’Union Africaine, rapporte l’agence Ecofin.

Il s’agit du Burundi, du Lesotho, de la Namibie, de la Sierra Leone et de l’Afrique du Sud. Cette dernière, continue de contester le point relatif « au prélèvement d’une taxe de 0,2% sur les importations des denrées alimentaires des pays africains afin d’assurer le financement de la Commission de l’Union africaine », précise la même source.

Ce groupe porte ainsi à 49 le nombre des pays ayant apposé leur signature au bas de l’accord portant mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), à Kigali, le 21 mars 2018.

Prévuepourtant dans le Traité d’Abuja(capitale du Nigeria) de 1991, la Zone de libre-échange Continentale n’est toujours pas rejointe par le Nigeria, qui est l’une des principales économies du continent.

Eliminer 95% des barrières douanières en 10ans

Inscrite dans l’Agenda 2063 de l’UA, cette ZLEC vise la création d’un seul marché continental garantissant la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux, ainsi que la mise en place d’une union douanière en 2022, et d’une communauté économique africaine d’ici 2028. Regroupant cinquante-quatre Etats représentant un PIB évalué à 3 400 milliards de dollars, la ZLEC assurera un commerce intra-africain à hauteur de 35 milliards de dollars EU par an d’ici à 2022.

Les négociations lancées en juin 2015, lors de la 25e session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine du Sommet de l’UA à Johannesburg, visent l’élimination des tarifs douaniers sur les échanges entre membres de l’Union africaine et la promulgation d’une nomenclature douanière commune, d’un ensemble de règles d’origine régionales, l’élimination des barrières non tarifaires et des barrières techniques qui entravent les échanges commerciaux, l’harmonisation des règles et des procédures d’évaluation en douane ainsi que l’adoption de mesures sanitaires et phytosanitaires adéquates.

En termes de circulation des personnes, il est prévu que l’Union Africain délivre, d’ici 2025, un e-passeport permettant aux ressortissants des 54 pays africains de voyager sans visa à travers toute le continent.

Comme première mesure, les Etats membres réunis fin février dernier à AddisAbbeba, avait décidé dedémanteler entre 85 et 95% des barrières douanières dans une période de 5 à 10 ans.

Cette Zone libre-échange continentale (ZLEC)doit regrouper la zone tripartite de libre-échange, comprenant le marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la communauté de développement d’Afrique australe (SADC), avec d’autre part la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’union du Maghreb Arabe et la communauté des États sahélo-sahariens.

Un budget de vingt millions de dollars

Pour son financement, Vingt millions de dollars ont été réservés pour la mise en marche des projets initiaux de la ZLEC qui sont les domaines des échanges des biens et services, de l’investissement et de la propriété intellectuelle. La contribution de l’Union Africaine était de l’ordre de 3 millions de dollars en 2016 et 4,9 millions de dollars pour 2017.

ADV- ALGER- SELMA KASMI