Mauritanie : les lourds dossiers du sommet de l’UA

Emblème de l’Union Africaine © DR

La capitale mauritanienne Nouakchott accueil pour la première fois de son histoire le sommet de l’Union Africaine. La 31 édition de ce sommet qui aura lieu le 01 et 02 juillet, connaitra la participation de plus de 30 dirigeants africains et des représentants des 54 pays du continent selon les médias locaux.

Organisé sous le thème « Gagner la guerre de la corruption, un chemin durable vers la transformation de l’Afrique », le sommet sera essentiellement axé sur la lutte contre la corruption, la lutte contre le terrorisme, l’avancement de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine ( ZLECA), et bien entendu le dossier pressant de la migration.

Corruption, G5 Sahel et ZLACA

La pratique de la corruption coute aux Etats du continent plus de 50 milliards de dollars par an, selon des déclarations faites le 25 janvier à lors du 30 eme sommet UA à Addis Abebba, par MOUSSA FAKI MAHAMAT, président de la Commission de l’Union africaine. Son endiguement s’est alors érigé au rang de priorité continentale lors de ce sommet passant même devant la question migratoire.

En second rang de l’ordre du jour figure la promotion de la Zone de Libre Echange Commerciale Africaine (ZLECA) lancée en mars dernier à Kigali après plusieurs années de tergiversations. Cette dernière organisation d’intégration économique continentale du monde est toujours boudée par le Nigeria et l’Afrique du Sud qui représentent tout simplement les plus grandes économies africaines.

Le troisième grand dossier lutte contre le terrorisme- le plus dominant des dernières années- consacrera une grande partie à l’installation de la force G5 Sahel, préconisée par la France. Le président français Emmanuel Macron effectuera le déplacement à Noukchott pour une énième tentative de persuasion des pays de la région, notamment l’Algérie qui a exprimé à maintes reprises son refus de l’intégrer.

Sur le dossier migratoire en Afrique du Nord et Sahel, il sera question d’étudier les propositions européennes d’installation de centre d’accueil de réfugiés et migrants dans les pays de l’Afrique du nord. Une proposition que La Libye a acceptée le 27 juin lors de la visite du ministre italien de l’intérieur Matteo Salvini et que l’Algérie a rejeté hier par la voie de son ministre des affaires étrangères Abdelkader Messahel.

Par, Selma Kasmi